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Côté loisirs, il découpe des dessins humoristiques dans la Vie Catholique et le Pèlerin, ce qui lui inspire sa vocation : dessinateur de presse. Moyennant quoi, autodidacte par vocation aussi, il ne fait pas les Beaux-Arts, ni Arts-Déco, ni rien. Ses premiers dessins paraissent en 1968 dans Planète et l’Enragé. Il collabore ensuite à différentes revues comme Vingt Ans, Penthouse et Plexus. En 1972, il attaque la bande dessinée avec Voir Naples et mourir, un récit en six pages que Goscinny passe dans Pilote grosse fierté. Puis, ayant fait trois découvertes essentielles à sa survie — les Marx Brothers, la revue Mad et Humphrey Bogart dans le Grand Sommeil —, il mélange les trois pour créer, avec une liberté toute personnelle, son fameux Jack Palmer, détective privé extrêmement dynamique et incompétent (au physique, un imper et un nez) que Guy Vidal fait débuter dans Pilote en 1974. |
Le même Jack Palmer connaîtra la célébrité en 2000, en allant se fourrer dans l’invraisemblable Enquête corse. Au fil des années, on note la présence de Pétillon dans Fluide Glacial, (A suivre), l’Écho des Savanes, le Matin de Paris (où il scénarise le Baron Noir dessiné par Yves Got), VSD, Métal Hurlant, etc. Grand Prix d’Angoulême en 1989, il entre en 1993 au Canard enchaîné, le jeu consistant à trouver toutes sortes d’idées susceptibles de nous faire marrer avec une actualité moyennement marrante. Exercice délicat, que Pétillon exécute en virtuose, avec enthousiasme. En 2003, il confie à Florence Cestac la mise en images de son premier album autobiographique, Super Catho, récit hilarant d’une enfance en terre bretonne et catholique dans les années 50. |